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voyage voyage
5/09/11
Source : The Big Picture
«Certains pensent qu’ils font un voyage, en fait, c’est le voyage qui vous fait ou vous défait.» – Nicolas Bouvier
Comment ne pas être excité à l’idée de partir ? Je ne me sens pas sédentaire dans l’âme, même si j’ai presque toujours vécu au même endroit dans un rayon de 50km à la ronde. Le voyage devrait être un besoin primaire. Manger, dormir, sillonner les routes. L’idée d’ailleurs est un aimant à idéaux, accélérateur d’ambition. Elle fait partie d’un processus de construction. Je ne me sentirais pas complète tant que je n’aurais pas vécu ailleurs. A quelques jours du départ, j’ai l’impression d’être sur une rampe de lancement et que d’un moment à l’autre, on va me propulser sur la Lune. Ca vous mord le ventre, comme un trac d’avant scène, une première rencontre, on a envie que tout soit parfait. Il n’y a pas grand chose à dire. La feuille de route est blanche. Pas de planning, ni de programme. Je n’ai en tête que l’itinéraire de notre avion et la localisation de l’appartement qu’on a loué à Soho. J’ai quelques désirs banals qui se concrétiseront sans mal : aller au cinéma, voir une comédie musicale à Broadway, marcher des heures et capturer l’essence de la Big Apple avec ma petite caméra fraîchement acquise. Ce ne sont que des vacances, mais qui s’annoncent comme les préliminaires de notre départ définitif dans quelques mois. L’excitation, l’appréhension, l’idée qu’il faut que nous nous plaisions. Avoir peur d’être déçu, mais en même temps gonflé d’un enthousiasme qui surpasse le fantasme.
Cracks feat. Belle Humble { Flux Pavillion Remix }
En attendant, pas besoin de traverser l’Atlantique pour faire un beau voyage. Les paysages de la Camargue ont fini de me séduire ce week-end.





Up, above the clouds
23/06/11
La photo de mariage a quelque chose de répétitif, voire ringardisée; comme une pièce montée, elle écoeure avant même qu’on ne l’ait goûtée. L’exercice est d’autant plus difficile qu’il requiert une certaine dose d’ originalité, pour ne pas glisser sur les poncifs. Les couples sont là, figés dans le temps, dans un parc ou sur une plage, au milieu d’une forêt ou courant dans un champs, main dans la main, le sourire béat, on les entend de loin chanter chabadabada, le regard amoureux, la mise scène parfois oldschool. Souvent, il suffit d’un détail, d’une idée pour insuffler cette espèce de waouh effect qui pimente. Il y a quelques semaine, je me suis pacsée et j’avais envie d’immortaliser ce moment. Non pas en posant devant l’objectif, mais en capturant les à côtés, le décor, les objets. Une pastèque, un lustre, un bouquet de fleurs dans une chambre d’hôtel, la couleur du ciel ce jour là.




Sur le site de Wildflowers Photography, je suis tombée en amour avec les photos de fiançailles de Lynette et James, inspirées du sublime film d’animation Up de Pixar. Bien que ces photos datent d’il y a un an, je voulais les partager parce qu’elles reflètent une certaine poésie qui me touche et qui me rappelle la douceur de vivre de ce jour un peu spécial. Voire toutes les photos sur le blog







It-Girl : Ksenia Solo
3/03/11

J’ai tout de suite scotché sur ses deux billes bleus, contrastant avec sa chevelure brune, qui frise et défrise, change de couleur au gré des figurations. Malgré un rôle secondaire, elle m’avait donné envie de la revoir. La première fois que je l’ai croisée, c’était une nana paumée, qui jouait la meilleure pote dévouée dans Life Unexpected. Quelques mois plus tard, elle s’était faite amie-amie avec une succube dans Lost Girl. Il y a deux semaine, elle jouait les camées dans un épisode de Nikita et récemment, elle faisait sa ballerine pas contente en donnant la réplique à Natalie Portman dans Black Swann. Y a des filles comme ça, que vous croisez une fois et que vous retrouvez ensuite à tous les coins de rues et dans toutes les conversations. C’est un peu l’impression que j’ai avec Ksenia Solo, cette jeune Letonne qui squatte les écran en ce moment. Une actrice à suivre de près, j’ai le sentiment que ce n’est qu’un début.



Three days in Lisbon
14/02/11

La ville blanche a des formes généreuses, un visage souriant même lorsque la pluie ruisselle sur ses joues. Elle s’est révélée comme on me l’avait décrite : enjouée, affable, gourmande. Il faut aller à sa rencontre, l’explorer, s’y perdre jusqu’au bout de la nuit dans ses ruelles escarpées qui changent autant d’ambiances qu’il y a de quartiers. A peine arrivés, nous avons mis les pieds sous la table et avons goûté aux spécialités locales, ses sardines grillées, ses pasteis de bacalhau (beignets de morue) et sa sagres, parfaite pour consoler la soif des marcheurs. C’est ainsi que nous avons fait sa connaissance. En la sillonnant durant des heures, la grimpant, prenant la pause en haut des belvédères d’où l’on pouvait admirer, d’une vue imprenable, ses paysages, ses maisons aux couleurs pastels, ainsi que le calme du Tage sur lequel est érigé le pont du 25 avril, qui rappelle, comme ça, planté là, celui de San Francisco.
On s’arrête de temps en temps, reprendre son souffle, puis scotcher sur les inscriptions qui ornent les murs, sourire devant le linge suspendu, écouter le crépitement des sardines grillées tout en visitant les boutiques vintage, et voir le tram 28 passer, cahin-caha, souvent bondé de touristes. Parfois on baisse la garde, le guide au fond du sac, la marche en mode automatique. On se remémore des quartiers historiques à visiter ab-so-lu-ment, réminiscence des incontournables préconisés par le guide du routard : Alfama, Barrio Alto, le Chiado, mais on finit par vagabonder sans trop savoir où l’on va, tombant sur un château, une cathédrale, une pâtisserie japonaise, une rue commerçante, une brocante, un groupe d’allumés qui joue du tambour, vraiment par hasard.
Lisbonne mélange les décors de cartes de postales et ceux des tableaux pittoresques. On se sent aussi bien sur une terrasse que dans un ancien monastère converti en restaurant géant dans lequel on déguste des poêlées de crevettes sautées à l’ail et des pièces de boeufs goutues. Le premier soir, on a même mangé en écoutant du fado, ces chants portugais mélancoliques interprétés par des artistes à la voix puissante.
On reviendra la voir, changer de couleur, car on a trop souvent vu la pluie, deux jours sur trois. On prendra le temps de visiter Belem, prendre le bateau pour aller jusqu’au Cristo Rei, et manger plus de pastéis de natas.
Je comprends dès lors ceux qui sont tombés amoureux de cette ville et qui en vanteront ses charmes. Car moi aussi à mon tour, je peux les énumérer.














Pour les fétichistes du corset…
16/07/10
Summer is romantic
4/07/10
Découverte du dimanche soir. Tombée par hasard sur ce blog, mes yeux pétillent et en redemandent encore. C’est simplement beau, poétique, romantique. Ces images sont un feux d’artifices de jolies choses qui font suer ma rétine. Ca donne envie de voir la vie en rose, de mettre une jupe courte et rouler dans le paysage, de se fondre dans un soleil couchant et tendre les bras à l’été.
Bande son du soir : Joyce Jonathan - L’heure avait sonné
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Solidays 2010, un cru éclectique / électrique
28/06/10
Et voilà, Solidays c’est fini. Trois jours de boulot intense, les jambes m’en tombent, mes oreilles sont abasourdies. Ce fut de nouveau un formidable marathon musical, entre satisfaction, surprises, déceptions et découvertes. Mes coups de cœur sont allés là où mes affinités musicales ne puisent pas naturellement leur source. Chapeau donc à Hocus Pocus, Féfé et étonnament Diam’s qui m’a estomaquée. Un peu déçue par Wax Taylor, j’ai entendu Pony Pony Run Run de loin, j’ai été soufflée par Rodrigo y Gabriela, j’ai failli mourir de chaud en attendant Vanessa Paradis sous le Dôme, les BB Brunes sont pareil en vrai qu’à la télé, j’ai dansé sur Crookers, me suis émue devant les Soeurs de la Perpétuelle Indulgence, ai croisé Marco Prince, vous recommande de manger argentin ça déchire, ai dansé sur du reggae, ai bu des litres d’eau et de despé (oué oué), ai filmé des sauts à l’élastique sans avoir eu le courage de monter sur la nacelle, ni d’attendre le concert de M qui clôturait cette 12ème édition. Autrement, j’ai essayé de faire des photos avec l’appareil de Monsieur. C’est cool d’être en devant de scène, surtout pour faire des photos ratées. Heureusement, j’ai réussi à n’en pas flouter quelques unes. Putain c’est vraiment un métier que d’être photographe.
Encore un grand bravo et merci à tous les bénévoles, les équipes de prod., tout ceux qui ont participé au succès de cette édition. Et encore une fois, pour revivre les grands moments de ce festival, retrouvez nos comptes-rendus sur le blog des Solidays.































































