Posts tagged week-end

Tadaaa

J’ai profité de ce long week-end de quatre jours pour :

    • Découvrir quel était mon groupe sanguin
    • Aller voir l’expo Game Story au Grand Paris (Allez-y en semaine pour profiter des consoles)

  • Voir Forces Spéciales au cinéma et attendre le générique pour avoir la satisfaction de voir le nom de notre pote Q.
  • Me promener dans les allées d’un salon bio
  • Profiter du printemps de l’automne en plein air
  • Manger au Petit Marché avec la famille et découvrir l’asian-fusion food (pour ceux que le millefeuille de thon cru tente…)
  • Me remettre au sport avec un vrai coach
  • Jouer aux tarots en mangeant des pizzas
  • Manger de la raclette en faisant des abdos
  • et surtout… j’ai enfin fini la vidéo de mon voyage à New York. La voilà !





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Three days in Lisbon

La ville blanche a des formes généreuses, un visage souriant même lorsque la pluie ruisselle sur ses joues.  Elle s’est révélée comme on me l’avait décrite : enjouée, affable, gourmande. Il faut aller à sa rencontre, l’explorer, s’y perdre jusqu’au bout de la nuit dans ses ruelles escarpées qui changent autant d’ambiances qu’il y a de quartiers. A peine arrivés, nous avons mis les pieds sous la table et avons goûté aux spécialités locales, ses sardines grillées, ses pasteis de bacalhau (beignets de morue) et sa sagres, parfaite pour consoler la soif des marcheurs. C’est ainsi que nous avons fait sa connaissance. En la sillonnant durant des heures, la grimpant, prenant la pause en haut des belvédères d’où l’on pouvait admirer, d’une vue imprenable,  ses paysages, ses maisons aux couleurs pastels, ainsi que le calme du Tage sur lequel est érigé le pont du 25 avril, qui rappelle, comme ça, planté là, celui de San Francisco.

On s’arrête de temps en temps, reprendre son souffle, puis scotcher sur les inscriptions qui ornent les murs, sourire devant le linge suspendu, écouter le crépitement des sardines grillées tout en  visitant les boutiques vintage, et voir le tram 28 passer, cahin-caha, souvent bondé de touristes. Parfois on baisse la garde, le guide au fond du sac, la marche en mode automatique. On se remémore des quartiers historiques à visiter ab-so-lu-ment, réminiscence des incontournables préconisés par le guide du routard : Alfama, Barrio Alto, le Chiado, mais on finit par vagabonder sans trop savoir où l’on va, tombant sur un château, une cathédrale, une pâtisserie japonaise, une rue commerçante, une brocante, un groupe d’allumés qui joue du tambour, vraiment par hasard.

Lisbonne mélange les décors de cartes de postales et ceux des tableaux pittoresques. On se sent aussi bien sur une terrasse que dans un ancien monastère converti en restaurant géant dans lequel on déguste des poêlées de crevettes sautées à l’ail et des pièces de boeufs goutues. Le premier soir, on a même mangé en écoutant du fado, ces chants portugais mélancoliques interprétés par des artistes à la voix puissante.

On reviendra la voir, changer de couleur, car on a trop souvent vu la pluie, deux jours sur trois. On prendra le temps de visiter Belem, prendre le bateau pour aller jusqu’au Cristo Rei, et manger plus de pastéis de natas.

Je comprends dès lors ceux qui sont tombés amoureux de cette ville et qui en vanteront ses charmes. Car moi aussi à mon tour, je peux les énumérer.





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Dans le port d’Amsterdam, y a des marins qui chantent

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Belle Ile

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A Saint-Malo les pieds dans l’eau

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Sur la plage de St Malo

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Plage du Sillon – St Malo

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La tarte au pommes du premier soir au Lion d’Or

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Sur les rails

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Vue de loin sur St-Malo intra-muros

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St-Malo, vue des rochers

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Attention la vague!

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Les kaïteuh surfeurs  peu avant la pluie

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La fameuse choucroute de la mer

echelleDu Haut de mon échelle

pecheurPêcheur malouin





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Chronique malouine

Une phrase nous est restée en tête après que nous eûmes croisé le chemin d’un malouin, alors que nous nous rendions sur la plage des Sillons. « Ici – il s’adressait à une petite vieille qui revenait sans doute d’une pêche aux moules moules moules – on est malouin avant d’être breton« . On se serait presque attendu à ce qu’il enchaine sur « et je dirais bien plus, on est malouin avant d’être Français, Européen, Terrien, Humain, végétarien, chrétien, médecin, brun ». Mais il s’arrêta là, et souhaita la bonne aprèm’ à la vieille dame. Enfin je crois qu’elle n’était pas si vieille que cela mais ça donne de l’allure à l’histoire.

La première chose qui nous frappa lorsqu’on est arrivé à St Malo, ce ne fut pas le climat. Car nous combatîmes les idées reçues et passâmes un agréable week-end sous un ciel aussi bleu que l’eau du large. C’est la file d’attente à la station de taxis qui nous surprit. Trois taxis pour quinze personnes. Nous étions toutefois heureux. La preuve qu’on était réellement loin de Paris et de sa nébuleuse de chauffeurs fous. Nous restait pour seule preuve de notre parisianisme étouffant, son BB et mon HTC à partir desquels nous pouvions twitter, facebooker, checker nos mails, regarder la météo (c’est tellement plus pratique que de lever les yeux au ciel!), regarder les résultats de l’euromillions.

J’ai rapidement oublié pour de bon ma capitale lorsqu’il fallut plonger le nez dans la soupe (de poisson). Les coquilles saint-jaques poêlées m’étourdirent, la choucroute de la mer, j’en suis tombée amoureuse, sans parler du kir breton et de sa kraz, une galette croustillante super-size habillée d’un sublime coulis chocolat-caramel. Ce n’était maleureuseument pas la saison des moules (juin-octobre plutôt, faudra revenir), mais je tombai bien vite dans les bras d’autres molusques pas moins séduisant, arrosés que quelques bolées de cidre.

Nous mangeâmes beaucoup, nous bûmes beaucoup également. Nous marchâmes le long des quais et des vagues, grimpant les rochers, surplombant parfois la ville, d’autres la mer qui ne cessait de grimper sur les algues que j’écrasais sous mes bottines. Nos pas sur le sable imprimaient notre nonchalance prononcée et ce plaisir non boudé de se laisser trainer par le vent et l’embrun de l’ouest. Nous surprimes des kaïteuh-surfeurs qui nous donnèrent envie de kaïteuh-surfer, nous croisâmes des gothiques underground au détour d’une balade dans les remparts. Nous assistâmes même à un concours de joutes contées en gallo (langue d’oïl traditionnelle de Haute-Bretagne) dont on ne comprit pas tout, opposant Redon à St Malo. Nous rîmes beaucoup. C’était bien plus typique qu’une galette bretonne et y avait du monde au portillon, c’est moi qui vous’l'dit.

Nous fimes et refîmes à maintes reprises le tour du centre. Je ne vis pas trace de Chateaubriand si ce n’est un hotel à son nom.

On a surtout respiré l’air de la mer et chanté face au vent :

Je reviens, je reviens, je reviens au pays
Sous le vent et la tempête
Pour toi j’ai mené mon bateau
Je reviens le cœur en fête
Jusqu’aux portes de Saint-Malo

dixit Hugues Aufray

Les photos du périple au prochain post.

Bonus (comme dans les paquets de Bonux d’antan)

Poème en Gallo :

C’é pas pasquë j’caouse gallaou
qu’i faut m’crëre begaou.
C’é coume ça qu’caousë ma mér
quând ê paplinë mon pér.
Compernë don combé qu’j'y quien
à c’langaïge, pour ma, bé calin;
quând j’y pense, mon kieur se coti
de l’vâ bé doucetment s’mouri.
Pourqua sont-ti mussê sous l’braou
lé contes que j’trouvâ si baou ?
Si je r’dev’nâ petit keniaou,
c’é yeu que j’voudrâ coume babaou
C’é pas pasquë j’ caouse gallaou
qu’i faut m’crëre begaou.
C’é coume ça que j’caouse à mon kenia
quând i vient balossë à cotë ma.





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